Lundi 23 juillet 2007
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17:27
Mon reve...
Aujourd hui j ai un peu de temps, et vu que je n ai rien a vous raconter sur ce qui se passe ici, vu que j ai prevu de vous raconter le Nepal en tant que societe, que gens, que moeurs, uniquement a
mon retour en France car ce serait trop long sinon, je prends le parti de vous raconter mon reve d hier, car il etait assez fou...
Tout commence en France, du moins je pense bien. Nous sommes rentres, et sommes tous la avec nos parents. Bien sur, nous sommes tres heureux de les retrouver, et heureux de l experience que nous
venons de vivre, nous tentons de la leur raconter, de la leur faire vivre a eux aussi, a vous aussi donc qui nous lisez. Nous mimons le Nepal et les nepalais de notre mieux, leurs mimiques, leurs
tics, leur facon de parler, les moindres details. Car une chose nous poursuit : ce sera pas facile de leur expliquer le Nepal. Ca ne s explique pas. On a beau s epuiser dans leurs tics de langage,
tout cela vous parait lointain, et a nous aussi a present...
Bref me voici chez le medecin. Car il est fort possible qu a mon retour j aille chez le medecin, pour une prise de sang habituelle, pour checker ma tyrhoide. Et j avais deja prevu, hors reve, de
penser a regarder si mon nombre de globules rouges avait augmente, compte tenu de l altitude. Donc me voici, en reve, chez le medecin. Et quand j entre dans la piece, j y trouve partout accrochees
sur les murs des photos de mes globules rouges. loooool. Ils sont rouges, sur fond rose. Mais il y a manifestement un probleme : ils sont tout fletris, tout ratatines, a la maniere de cette maladie
dont je ne retrouve plus le nom. Mais la situation n est pas pour autant dramatique. Le medecin me considere d un air grave, me disant que ce n est tout de meme pas terrible, qu il faudrait faire
quelque chose. J acquiesce evidemment, considerant la situation un peu de haut, amusee par toutes ces photos de mon interieur, et me voyant dans l incapacite, malgre toute ma bonne volonte, de
remettre mes globules en etat...
Et me voici hors de chez le medecin, avec maman, dans un grand appartement. Tres tres beau, dernier etage d un grand immeuble, au niveau de la piscine qui est donc quasi la notre meme si dans mon
reve il me semble qu elle est propriete commune de l immeuble. Et la tu m expliques, maman, que vous avez demenage. J en suis tres heureuse, ma foi, car l appart est magnifique. D ailleurs dans le
reve je ne me pose pas plus de questions que ca, il parait evident que vous ayez demenage, et alors ?
Sur quoi je me retrouve a marcher, avec Melanie, Romain et Martin je crois. Nous sommes de retour au Nepal manifestement, car nous avancons vers un parc d attraction nepalais. Une caracteristique
tres embetante de ce passage est que j ai manifestement oublie de mettre un pantalon pour aller me balader. Et je me dis donc qu il faut que j arrete de marcher devant, car j offre une belle vue a
ceux de derriere (bon j ai tout de meme des sous vetements, lol !)... Nous arrivons donc au parc d attraction, qui se situe sur une sorte de port, ou du moins de gros bassin, ou l attraction la
plus spectaculaire est une sorte de grande catapulte qui projette les gens tres loin, attaches par un elastique, qui se raccourcit a chaque balancee du pauvre pantin au bout : droite, gauche,
droite, gauche... jusqu a ce que l elastique soit tout petit, et que la personne finisse dans l eau, de laquelle elle est immediatement repechee par un petit bateau a moteur. Nous marchons vers l
attraction, et la Marie (Bastin) et Melanie sont invitees sur ce petit bateau de repeche. Nous autres restes sur le quai sommes tres desappointes et nous mettons donc nous aussi a la recherche d un
bateau. On penche pour un beau bateau a voile, que l on pique pour un moment a son proprietaire, et on fait un tour. Puis nous degonflons le bateau (dans le reve c est evident qu il faut faire
comme ca a la fin de l utilisation d un tel bateau), qui etait une sorte de grande planche gonflable avec une voile. Seulement, horreur ! Nous realisons que le bateau est a usage unique, et que
nous avons donc fait perdre son bateau au proprietaire. Le cout pour en racheter un neuf est de 150 euros, et Cedric affirme qu il ne faut pas s en faire, France se chargera de payer. A quoi suit
une scene de menage : "Oui mais voila ! C est toujours a moi de payer, France ! France ! France, toujours France !..."
Puis nous retrouvons Melanie et Marie, et commencons a discuter. Je ne sais plus de quoi, mais en tous cas dans la conversation, Romain se montre odieux avec moi. Il me descend en fleche, pour
aucune raison, et ca le fait rire. Je parsen courant, et en pleurant, suivie de Melanie, qui au debut m engueule : "tu pouvais pas faire ta crise a un autre moment, on etait tranquille la ?", sur
quoi je reponds "1. Il a ete odieux 2. Il sait que ca me fait tres mal quand il dit ca et 3. Je me souviens plus mais il y avait un 3 !!!". Elle s excuse et essaie de me soulager, lol...
Puis nous arrivons a une table, pour manger. Bien avant les autres puisque nous avons couru. Et lorsqu ils arrivent j ai eu le temps de me calmer et toute forme d animosite ou de haine a l egard de
Romain a disparu. Nous commencons a parler de notre colloc, qui s avere etre dans le fameux appart nouvellement achete par mes parents (eh oui, il est trop bien). Romain prend en charge la
discussion, a la maniere qu il a de parler lors de ses discours de delegue de promo. Il nous parle d une colloc qu il connait, ou les gens depensent 220 euros pour le pot commun par mois, et a cote
ont des depenses persos ridicules, du genre de 33 euros pour une fille qu il connait. On s accorde sur le fait qu il faut plus de perso et moins de pot commun, je m enquiere de nos depenses et
Romain repond, categorique et solennel : 130 euros. Decidement nous sommes d accord, c est effectivement parfait comme prix.
Sur ce nous accueillons a notre table Isabelle Fetet (allez savoir pourquoi), une amie d HEC, qui vient completer la colloc car il y restait une place. Et nous repartons donc pour l appart.
Il s avere qu il y a avec nous dans cette colloc un gros relou degueu du genre du gros polonais plein de biere que nous avons au guest house a Katmandou. C est comme ca, il est la et on n y peut
rien... Mais parfois il lui arrive de faire des crises. Elles ne sont generalement pas dangereuses : il crie fort, s enerve, s excite... Mais vu son gabarit on prefere se tenir a l ecart. Or voici
qu il fait une crise alors que je suis seule a l exterieur de l appart avec lui. A l interieur tout le monde se cache, moi de meme mais je suis plus exposee. Quand finalement il finit, je viens
frapper a la porte, je passe la tete a l interieur, et Melanie me demande "on peut rallumer la lumiere ?", a quoi je reponds "Oui, c est fini".
Et c est effectivement la fin car le reveil est la, et je suis heureuse de constater que je ne me suis pas effectivement baladee en slip...
Bon alors rassurez vous tout va bien avec Romain, lol. Tout comme avec tout le monde, le Nepal et tout. Seulement je trouvais le reve bien drole, j espere qu il vous a fait rire comme il a bien
fait rire tout le monde ici.
Bisous
Julie
Par julipou
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