Bonjour à tous !
Cela faisait longtemps, n'est ce pas ? Eh oui, je suis de retour en France depuis maintenant un peu plus d'une semaine... C'est bizarre
mais pour autant le contraste est tel avec la France qu'il est évident qu'on ne s'attend pas à y retrouver le Népal... Pourtant quelques rélfexes népalais subsistent, genre : "Oh, je trouverai
bien un bus ou une moto pour faire Paris-Nice s'il n'y a pas de train...", ou le "Namaste" dès que je croise quelqu'un...
C'est tout de même assez agréable de retrouver le confort local, de ne plus avoir à attendre plus d'une heure son plat au resto, de ne plus avoir à se poser 5000 questions avant d'avaler un
aliment (sur sa conservation, la façon dont il a été lavé, cuisiné...)... Mais la liberté népalaise me manque.
Comme promis, je vous écris un article sur les modes de vie népalais, les népalais, le Népal, les us et coutumes...
Ce premier article traitera de la population.
Les népalais se lèvent autour de 5h, à l'aube. Ils boivent un thé et vaquent à diverses occupations matinales : sortir les animaux pendant qu'il ne fait pas encore trop chaud, aller chercher de
l'eau au point d'eau... La femme commence à préparer le dalbhat et l'homme... soit il a une occupation à part entière (enseignant, commerçant...), auquel cas il s'y rend, soit non auquel cas il
peut avoir à aller voir son champ s'il a plu dans la nuit, ou aller discuter, boire un thé... La journée se déroule ainsi : la femme s'occupe de toutes les activités de la maison, et du travail
au champ hors labourage (réservé aux hommes), et l'homme... observe. Le deuxième dalbhat est, vous le savez, à 18-19h.
Les népalais ont longtemps été assistés, et malheureusement cela se ressent beaucoup, d'autant plus lorsque, comme nous, nous développons des projets d'aide. Ils semblent mués par une logique à
toute épreuve : nous avons de l'argent, eux en ont besoin... je vous laisse deviner la suite. Dans les projets, cela se résumait en une incompréhension fréquente de leur part du fait qu'on
leur demande de participer, aussi bien financièrement que techniquement. Dans la vie quotidienne, c'était autre chose... genre Jaya, lorsqu'Alice lui donne une photo qu'elle a faite développer
pour lui : "Only one ?".
Sinon ils ont aussi, ou plutôt ils n'ont pas (:p) de sens de la propriété. Il faut dire, leurs maisons ne sont pas entourées de clotures,
je ne pense pas que leur terrain soit réellement délimité. Les champs, oui, par des butes de terre... Mais tout ceci reste très flou. Résultat, ils ne se gênent pas pour toucher à toutes vos
affaires, regarder, trafiquer... Cela devient un petit peu gênant lorsque cela touche à des affaires fragiles, genre lunettes de soleil ou appareil photo. Mais jamais ils ne vous piqueront
quelque chose : "just looking".
Pour finir sur les côtés chiants du népalais typique : c'est un gros glandeur. Je parle du népalais, notez bien, pas de la népalaise ! Comme il n'a rien à faire de sa journée, il passe le plus
clair de son temps à observer tout ce qui se passe autour de lui. La venue et l'activité d'un occidental sont donc pour lui une occasion de passer de bons moments à contempler. Nous nous sommes
parfois retrouvés avec 15, 20 népalais à nous regarder pendant que Martin et moi construisions l'étagère. Et ils ne se gênent pas pour critiquer quand ils pensent qu'on s'y prend mal ! Enfin
bref...
Sinon, il n'y a pas de doutes, les népalais sont adorables : serviables en toutes occasions (comme lorqu'un motard m'avait ramenée à Katmandou par les risières sans que je le connaisse, et sans
rien me demander en retour : aurais-je trouvé même perle en France ?), souriants aussi en toutes occasions (même quand il vient t'annoncer une heure après que tu aies passé commande qu'il n'y a
pas en cuisine ce que tu as commandé...), chaleureux. Ce sont des hôtes exemplaires, et nous avons été traités comme des rois dans les villages pendant 6 semaines (enfin des rois, des rois
népalais quoi !). Ils sont en permanence émerveillés de tout ce que tu peux leur raconter. On discute très facilement avec eux et on les fait bien rire en essayant de communiquer en népali !
Pour résumer, ils sont adorables même si parfois ils nous paraissent être de gros boulets... Mais j'ai un faible pour les boulets.
Prochain article sur le Népal en lui-même et sa faculté à se développer,
Julie (Gita de coeur)